On a gagné, on a
gagné, on a un
champion en Spitfire
Jeudi, 1er
jour : les
vacances.
Il y a une
forêt de Spitfire sur
Un vent
soutenu et en rafale, comme souvent sur les plans d’eau
intérieurs, nous
accompagne sur cette journée. Et il y a d’autres
différences avec les plans
d’eau
« extérieurs » :
pas de sel dans les yeux, de la verdure
tout autour ! Si on s’endort sur un bord, on butte
toujours sur la plage.
Première
manche : de rafales en rafales et après deux
remontées au vent entrecoupées
d’un bord de portant (of course), nous sommes en
troisième position derrière Fred
– Guillaume et Nono – Vladimir. Nous avons un peu
de marge (juste un peu mais
quand même) par rapport aux poursuivants. La très
belle abattée sur une patte que
nous effectuons à la fin du dogleg se termine à
quatre pattes dans l’eau. Toute
la flotte regarde nos dessous au passage de
On nous a
dit :
A la fin de
la première manche, Nono et Vladimir qui étaient
deuxième à la dernière porte
ont soigneusement contournée la ligne
d’arrivée. Jean Claude et Jean Philippe
qui étaient en embuscade en profitent pour signer une
deuxième place.
Le bateau
rouge de Gaël et Sandrine se place troisième et
puis Nono se décide à franchir
la ligne.
La
deuxième
manche : le classement disponible sur le site FFV annonce le
bateau gris (gris
comme tous ceux de Brest, Lorient ou Toulon) refait premier. Le bateau
rouge
(comme le Bordeaux mais pas tous) est deuxième. Ca donne le
futur classement
général … mais maintenons le suspens.
Philippe et
Lionel terminent troisièmes et sont donc
troisième ex aequo avec Jean Claude et
Jean Philippe : tout le sud brille (sauf nous). Nono et
Vladimir s’abonnent
à la quatrième place devant Didier et Thierry qui
ont poussé à fond leur
pirogue à balancier qui se sentira fatiguée pour
la suite du championnat.
On a
vu :
Nous
pouvons vous racontez tout ce qui s’est passé sur
la plage : nous n’y
étions pas très seuls. Des spitfireux sages et
respectueux des forces de la
nature regardent les nuages défiler : il est pas
chaud le sable ? Elle
est pas bonne la bière ? Elle est pas belle la
vie ? …
Oh
la ! Yves, je pense que la
bière était trop bonne, je te rappelle que nous
avons changé la bôme sous la
pluie ! Donc le sable n’était pas
chaud ! CQFD !
Vendredi,
2ème jour : jour du poisson.
Les rafales
sont moins en rafale. Nous sommes de nouveau sur ce parcours banane
avec porte.
Ce type de banane ne se trouve que sur les régates. Ma
marchande de fruits et
légumes n’a jamais de banane avec porte :
c’est pour manger ce fruit
unique que nous régatons.
Bon,
c’est
parti pour trois manches. Fred et Guillaume vont gagnés les
trois manches. Nous
pensions qu’ils s’ennuyaient tout seul
devant : nous avons été les voir.
Mais rapidement, ils nous ont fait comprendre ainsi
qu’à toute la flotte qu’ils
préféraient rester seul devant. OK, respect, faut
pas les déranger.
Nous avons
fait deuxième sur la manche 4 une manche pour rompre la
monotonie du
classement. Laurent et Alice se placent troisième
à la dernière manche de
Au soir de
ce 2ème jour, le premier du
classement général provisoire le
restera. Idem pour le deuxième. Troisième
(Philippe et Lionel) qui courent leur
première rencontre nationale sur Spit, sont certain de
conserver cette place si
la météo ne permet plus de naviguer pour les deux
journées à venir. Le droit de
s’endormir avec de beaux rêves est un
privilège incontesté du régatier.
Le bateau
gris et le bateau rouge se démarquent. Parmi tous les blancs
et le deuxième navire
gris, rien n’est joué.
Sur les
recommandations de Françoise et Jacques, appuyées
par Thierry, un petit tour
par le bar à vin s’impose pour ne pas repartir les
mains vides : c’était
la coupe ou le vin ! Notre choix est fait dès le
deuxième jour.
Après
cette
mise en bouche, cap sur le repas de gala. Nous avons pu observer la
faune
voileuse : un ethnologue se régalerait.
La ligne
d’arrivée de la soirée se trouve
à la terrasse d’un bar à
bière sur le
port d’Hourtin. Et là, vous
n’allez pas nous croire : le bateau de la
police de la pêche est amarré à la
place …. 22 !
Samedi,
3ème jour : y fait beau
Brume et
pas de vent le matin. Ca permet à ceux qui doutent de leur
réglage de modifier
la tension du gréement, la tension des lattes, la pression
des roues du chariot
et la couleur du bout de barre d’écoute. Et la
majorité des spitfireux se
retrouvent sous un chêne en sapin pour refaire les
navigations passées et
échanger sur la mode vestimentaire
nautique
de l’année. Nous avons même eu le temps
de manger avant de partir sur
l’eau : ça évite de mettre des
miettes de pain sur le trampoline.
Brise
thermique donc pour ce samedi. Malgré un vent
modéré, le double trapèzes est
possible et c’est mieux pour la communication interne qui se
fait sans crier,
un vrai bouche à oreille.
Lorsque les
cinq minutes sont cornées, nous constatons que notre chrono
est resté dans le
coffre de la remorque : il va économiser ses piles.
Au moins, nous ne
vivrons pas les affres de la prise du top exact. Les départs
sont pris en demandant
aux autres bateaux « Combien
qui
reste », en écoutant les bip
sonores des chronos des voisins et en
partant quant toute la flotte décide de quitter le
comité de course sans dire
au revoir.
Au passage,
nous les avons trouvé très bien les gens de notre
comité de course : ligne
de départ irréprochable, parcourt bien
mouillé de dimension correcte, bon
enchaînement des manches, souriant au passage d’un
concurrent souriant. Et
pourtant ils étaient un peu tassés à
six sur leur petite embarcation typique du
lac de Hourtin (c’est un lac et non un étang parce
qu’on a vu un bateau
représentant l’état français
qui s’appelle Police du lac).
Merci à eux donc et merci également au
comité de
réclamation bien que les Spitfire l’aient mis en
chômage technique.
Maintenant
il faut parler des courses. Réveil de
l’équipage Eric – Sylvain qui poussent
la
plaisanterie jusqu’à gagner une manche. Chacun des
deux leaders du classement
général a fait sa petite contre performance. Marc
et Anne se font pousser des
ailes sur les manches 7 et 8 avec une place de deux et une place de
trois. Ça facilite
la digestion des kilomètres qu’il a fallus avaler
depuis la Belgique.
Marc et
Claire ont bien le bateau en main sur la manche 6. Jacques et
Françoise mettent
plusieurs concurrents derrière à la manche 7 et
terminent juste derrière
Gilbert et Benoît. Nono – Vladimir nous refont une
place de quatrième. Gilbert
et Benoît passent le cap des dix sur la manche 8 pour faire 8ème.
Logique.
Mais ce qui
n’apparaît pas dans la litanie glaciale des
chiffres, c’est que personne n’est
déposé. Bien sûr il y a un premier
détaché (d’où les traces de
mousse sur le
lac), mais derrière, chacun arrache sa place de haute lutte.
Rien n’est gagné
et tout est à perdre jusqu’à
Et pour se
remettre les nerfs en forme, rien ne vaut …une petite bouffe
Tous les
Spitfire se retrouvent donc autour d’une même
table. Belle performance du
personnel de Ty Mad qui ne s’est pas embrouillé
dans nos commandes. Ils peuvent
rejoindre le comité de course dans ce qui fait une bonne
organisation de
l’épreuve.
Dimanche,
4ème jour :
la
lutte finale
Brume et
pas de vent le matin. Plus personne ne modifie la tension du
gréement, la
tension des lattes, la pression dans les roues du chariot : la
preuve est
faite que sans une erreur monstrueuse du genre partir sans le foc, le
bidouillage ne change pas fondamentalement le résultat.
De nouveau
une brise thermique et le double trap. est possible sans se faire peur
ni se
déchirer les muscles.
Sur la
première manche du jour, Fred a passé la barre
à Guillaume. C’est sympa pour
Eric et Sylvain qui en profite pour gagner
Pour la
dernière manche, Fred reprend la barre malgré son
engagement pris la veille (à
la fin du repas, OK) de laisser ce poste à son
équipier.
Anne et
Gautier sont présents dans le groupe de tête comme
durant tout ce championnat
et peuvent encore prétendre à une marche du
podium. Nous aussi, Eric et Sylvain
également. Mais elle est super étroite cette
troisième marche : un seul
équipage peut s’y tenir. Ce sera Eric et Sylvain.
Laurent et Alice font une belle dernière journée
à l’image de la deuxième.
C’est
fini.
Et la
conclusion de tout ça ? En faut-il vraiment
une ? Oui.
L’indispensable
anecdote du retour à
Sylvie /
Yves