Raid Des Corsaires 2006

 

Tout d’abord, un grand merci à Jean-Michel pour avoir assuré notre intendance : amené le spit depuis Bordeaux et nous avoir récupéré à Niort où nous avons laissé notre voiture pour le week-end.

 

Vendredi soir, après des bouchons à Nantes puis Rennes, nous arrivons enfin à St-Malo, la pluie vient de s’arrêter, mais du vent fort persiste : le ton de la régate est donné… Nous gréons la plate forme avant de partir se coucher à une heure fort tardive.

 

Samedi matin, première surprise, la poutre arrière est montée à l’envers (mais je plaide coupable)…

Le temps est couvert et le vent souffle à 15-18 nœuds, juste ce qu’il faut pour ne pas avoir très chaud, à terre déjà !

 

1ère manche : Tour de la baie 

 

La ligne de départ est très longue, nettement favorable au viseur, mais une grande partie de la flotte est coté comité. Un départ milieu de ligne nous permet donc d’être bien placé à la bouée de dégagement avant d’entamer la descente vers la porte 1. Le bord n’est pas assez abattu pour être parfaitement serein sous spi dans ce vent : la coque au vent est très rarement dans l’eau, alors que l’étrave sous le vent est elle beaucoup trop souvent sous l’eau à notre goût, heureusement que Gautier est bien accroché au trap

Au cours du bord de près suivant un zodiac pointeur vient nous demander de faire demi-tour car nous avons mal passé une porte. Alors mal placés, nous suivons la flotte afin de ne pas réitérer pareille mésaventure. Nous revenons sur quelques bateaux, mais l’envie est moindre.

 

2ème manche : Route Jacques Cartier 

 

Départ et bord de dégagement ressemblent beaucoup à la 1ère manche, puis une grande partie du parcours se fait travers au vent : quelques belles frayeurs sont alors au rendez-vous, d’autant plus que le vent a légèrement tendance à forcir ! Peu de bateaux sont au double trap, sans doute trop peur de se baigner… Faut dire que l’on cherche les prises à bord, et elles se font rares, le strap étant assez peu recommandé, la  retenue de largue est indispensable mais juste asez efficace !

Peu de temps après la pointe du meinga, la descente sous spi est vraiment sympa, mais à 100m de la porte, le dernier empannage nous est fatal (pourtant, il était cool celui-là…). Gautier a décidé de me fausser compagnie, préférant s’essayer au barefoot, accroché à l’écoute de spi, heureusement qu’il  n’a pas lâché !

Mais la situation était tout de même problématique : Gautier à l’eau n’arrive pas à remonter à bord, le spi est bordé… Essayant donc de rester vent-arrière, je passe un trap au nageur qui choque enfin le spi que je peux alors affaler pendant qu’il maintient comme il peut la barre ! On a eu chaud, mais tout va bien. En repartant au près, on s’aperçoit que l’élastique joignant les deux trapèzes est sur le point de se casser, par sécurité et à contre cœur nous préférons rentrer à terre.

 

 

 

 

3ème manche : Route des forts 

 

Ce dimanche matin il y a très peu de vent, le comité nous fait patienter sur l’eau. Enfin, l’aperçu est affalé, mais les F18 qui partent après nous, tardent à laisser la place, et il n’y aura pas de signal sonore aux 4 min, si bien que certains ratent le départ……dommage pour eux !

 

On part bien et on va vite, on passe en tête la bouée de dégagement et la 1ère porte après la descente sous spi, talonné par l’équipage anglais.

Vient alors un long bord obligatoire de travers (le vent tournant, certains finiront au près). Le vent faiblit de plus en plus et joue avec nos nerfs. Le passage d’une pointe nous oblige à envoyer le spi. Le vent arrivant par derrière (normal !) les anglais en profitent pour se caler à notre vent, polké, on les regarde passer, dommage, surtout que l’on arrivera jamais à les doubler, juste à recoller à plusieurs reprises.

Puis les premiers F18 nous rattrapent, et après le raccourcissement du parcours le retour sous spi est vraiment sympa ! On ne voit pas revenir (au milieu des spis des F18) le 1er mattia S et le spit jaune qui profitent d’un vent légèrement plus fort et surtout plus régulier, mais tout va bien, on fait 2.

 

Anne Marteau #146